Zoom rassemblé par Abdellatif El Azizi

Convention pour la sauvegarde de la médina
de Ouezzane
La ville oubliée

 

 

L’agence urbaine de Kénitra, la municipalité de Ouezzane et la fondation Sidi Mchiche Alami ont signé le vendredi 21 juin 2002 une convention pour la sauvegarde de la médina de Ouezzane. Le partenariat démarre dans un premier temps avec un capital de 500 000 dhs pour financer des études destinées à faire le point sur les priorités.
L'Agence urbaine de Kénitra-Sidi Kacem, qui a pour mission, entre autres, de mettre à la disposition de la région du Gharb-Chrarda-Béni Hssen de la documentation d'urbanisme qui fait défaut, est partie prenante dans ce projet mais c’est surtout la Fondation qui a mis la pression pour que la ville de Ouezzane sorte de l’oubli. C’est pour cela que la Rabita des Chorfas de Ouezzane et la Fondation Sidi Mchiche El Alami avaient organisé le samedi 24 mars 2002 à Ouezzane une journée d’études consacrée au patrimoine culturel et religieux de la bibliothèque de Sidi Abdellah Ben Chrif.

Volenté

C’est que l'histoire de Ouezzane qui portait le nom de "Village du mont aux myrthes" se confond avec celle de Sidi Abdellah Ben Chrif. La légende raconte que le saint, qui s'était installé sur le mont j’bel Bou-Hellal, là où s'érigera plus tard Ouezzane, avait symboliquement acheté la montagne avec tout son territoire jusqu'à l'oued Zaz. Au milieu d'un paysage magnifique de vignes et d'oliviers, la ville s'étale sur les pentes boisées du j’bel Bou-Hellal.
Parfait érudit, le saint avait à l’époque rassemblé une collection prestigieuse d’ouvrages qu’il n’hésitait pas à envoyer chercher au-delà des frontières marocaines. La bibliothèque possédait ainsi une collection unique d’ouvrages sur la théologie, la spiritualité, la philosophie, les sciences humaines, l’astronomie ou encore le soufisme. Ces collections étaient sélectionnées pour servir de base de travail aux étudiants qui venaient suivre leur enseignement dans la zaouia du cheikh, à l’époque où Ouezzane jouissait d’un rayonnement spirituel et culturel qui dépassait le cadre de la région. Aujourd’hui, la bibliothèque est à l’agonie. En 1987, on avait recensé plus de 6000 ouvrages; aujourd’hui, il n’en reste plus que 1500. Aujourd’hui, il devient urgent de doter les ouvrages d’une bibliothèque digne de ce nom, de restaurer les documents en danger, d’en faire un centre culturel qui pourrait changer le visage d’une ville moribonde. Le tourisme culturel existe bien ailleurs, le tout est question de volonté politique.
Depuis le XVIIIš siècle, il s’agit de l'un des lieux de pèlerinage parmi les plus sacrés au Maroc.
Ville sainte pour les musulmans, Ouezzane est également un passage obligé pour d’autres communautés religieuses. À une dizaine de kilomètres de la ville, la tombe du rabbin Rabbi Amrane attire chaque année à la même période une multitude de pèlerins juifs qui proviennent de tous les pays du monde.


Lobservateur.ma, hebdomadaire marocain on line
L’information sur la toile

 

Naïm Kamal.

 

La presse sur toile vient de s’enrichir d’un nouveau journal on line: www.Lobservateur.ma. Le nouveau né se veut un support d’information hebdomadaire et généraliste ouvert sur l’actualité marocaine dans toute sa diversité. Cette dernière est déclinée à travers des rubriques ouvertes sur la politique, l’économie, la finance, la société et la culture.
Les internautes marocains ont pris contact avec le nouveau support le 17 juin, à l’occasion du lancement de son premier numéro. Ils ont pu ainsi découvrir une belle présentation, une navigation agréable et intéractive et surtout un contenu riche en informations.
L’équipe rédactionnelle est constituée de journalistes marocains, tel le vétéran de la presse marocain Naïm Kamal, et des signatures étrangères comme Mireille Duteil, Dominique Lagarde, José Garçon (France), Elias Sanbar et Pascale Boniface (Belgique).
Lobservateur.ma a été lancé par Télémédiatique France, opérateur multimédia présent depuis 15 ans dans la presse professionnelle (minitel, internet, audiovisuel et la publicité) représentée au Maroc par sa filiale Télémédiatique Maroc.

 

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