Coopération franco-marocaine en matière de technologie
Des projets porteurs

Abdellali Darif Alaoui

 

La France, premier partenaire commercial du Maroc, entend appuyer la mise à niveau de l’entreprise marocaine et valoriser la recherche auprès des industriels. Une convention a été signée, le mardi 8 janvier 2002, entre le Maroc et la France aux termes de laquelle cette dernière accorde un don d’une valeur de près de 4 millions d’euros dans le cadre du Fonds de solidarité prioritaire. Le financement de ce projet sera financé complémentairement par l’État marocain à hauteur de 176,2 millions de dirhams, par les entreprises pour et des associations de la société civile. Cette convention a été paraphée, côté marocain, par Fathallah Oualalou, ministre de l’Économie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme, Mustapha Mansouri, ministre de l'Industrie, du Commerce, de l'Énergie et des mines et le Sous-secrétaire d'État chargé de la recherche scientifique, Omar Fassi Fehri, et côté français par Michel de Bonnecorse, ambassadeur de France à Rabat.

Décentralisation

La France par le biais de cette convention vise à appuyer la création de l'Institut marocain pour l'information scientifique et technique, aux réseaux de diffusion technologique et de génie industriel et à la création d'un réseau intégré d'incubation et d'essaimage. Ce dernier devrait permettre un développement décentralisé par le biais de centres d’incubation dans différentes régions du Royaume.
Par ailleurs, la dimension accordée à la recherche instaure une nouvelle relation entre l’université et le monde de l’entreprise. L’espoir est fondé de voir un jour une nouvelle culture entreprenariale apparaître. Dans le dessein de doter les managers actuels ou futurs à mieux valoriser leur entreprise, l’université devra promouvoir la recherche scientifique pour non seulement moderniser le tissu industriel mais lui fournir également des cadres qualifiés dans les métiers de l’entreprise.
Cette nouvelle dialectique, prônée par M.Oualaou, devrait également être servie par la réforme de l’enseignement supérieur.
L’ambassadeur de France à Rabat dont la mission officielle a pris fin le 8 janvier 2002 a, pour sa part, jugé cette convention institue un véritable “axe technologique entre Rabat et Paris”. La France, a indiqué le diplomate français envisage la signature avec le Maroc de nouvelles conventions portant entre autres sur la décentralisation et la coopération décentralisée et sur l’enseignement fondamental.
Pour donner à cette convention de meilleures retombées, il semble opportun de tisser des liens d’échange d’informations et des réseaux favorisant le transfert technologique entre les deux pays. L’université marocaine, malgré tous ses atouts, demeure assez lente à répercuter les nouveaux besoins du marché du travail en formations concrètes.

 

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