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Au moment
où lindustrie du voyage se débat dans une crise sans
précédent, suite surtout- aux événements
du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, les opérateurs tourisques
de Marrakech planchent sur une question conjoncturelle: la régularisation
de la situation des maisons d'hôtes de la Médina de Marrakech.
Cest le thème de la réunion tenue, jeudi 13 décembre
2001, en présence du Wali de la région Marrakech-Tensift-El
Haouz, Mohamed Hassad, des représentants du Groupement régional
d'intérêt touristique (GRIT) Marrakech-Tensift-El Haouz,
de l'Association de lindustrie hôtelière (AIH) et de
l'Agence urbaine, ainsi que des investisseurs et des propriétaires
de maisons d'hôtes.
À tout seigneur tout honneur. Cest le président de
la commune urbaine de Marrakech-Médina site de prédilection
des maisons dhôtes-Omar El Jazouli, qui a donné le
ton. Seules 44 des 127 maisons d'hôtes recensées dans
la médina de Marrakech, appartenant toutes à des étrangers
ont reçu l'autorisation de la municipalité pour se transformer
de maisons ordinaires à des maisons d'hôtes.
Urgence
Comme qui
dirait, le président de la commune urbaine de Marrakech-Médina
persiste et signe. De quoi se plaignent les opérateurs touristiques
tradionnels? Existe-t-il une loi régissant les maisons dhôtes?
Quels sont les critères doctroi dautorisation ? Les
maisons dhôtes sont-elles soumises aux mêmes exigences
de fonctionnement que les unités daccueil touristique traditionnel?
Ont-elles lautorisation de servir de la restauration et de lalcool?
Des questions, et bien dautres qui semblent avoir été
escamotées par la réunion. En tout cas lurgence aura
été pour lautorité municipale de Marrakech-Médina,
dappeler les propriétaires de ces maisons à se constituer
en une association ou à rejoindre le GRIT ou l'AIH de Marrakech.
Raisons avancées par M. El Jazouli: pour qu'ils puissent
transmettre leurs doléances aux différentes parties concernées
avant l'adoption prochaine par le parlement du projet de loi relatif aux
maisons d'hôtes. Cest un peu mettre la charrue avant
les bufs! Autant dire quil est resté vague et prudent
dans une réunion où lordre du jour aura été
caractérisé par son imprécision.
Cest connu. Les maisons dhôtes ne sont régies
par aucune loi. La loi en cours de confection au Parlement
est un projet de loi général sur tous les établissements
touristiques, dont ces fameuses maisons. Pour linstant ces maisons
sont tolérées, mais soulèvent toujours beaucoup de
questions à propos de leur gestion, de leurs rapports avec le Fisc
et avec les acteurs touristiques. Elles nont pas de numéro
de registre de commerce et ne sont pas imposables.
Pourtant, au même titre que les unités daccueil touristiques
traditionnelles, les maisons dhôtes reçoivent des clients,
déclinés sous le nom dinvités. Ils ne sont
ni inscrits à laccueil, ni sur une fiche de police. Cest
dire, hormis le contrôle didentité aux frontières,
ces invités séjournent dans lanonymat
le plus total et leur apport en devises est presque nul. En effet, les
frais de séjour sont pour la plupart du temps payés dans
le pays émetteur. Dailleurs les quelques rares discussions
soulevées lors de cette réunion ont plutôt porté
sur des questions de forme. Soit.
Pour sa part, le tout nouveau wali de Marrakech, Mohamed Hassad, a rappelé
que cette réunion s'insère dans le cadre d'une initiative
visant la régularisation de la situation des maisons d'hôtes
-à Marrakech où le seuil de tolérance vis-à-vis
des riverains est atteint. En tout cas, cest le sentiment qui semble
se dégager du propos du Wali: certains comportements nés
de la présence de ces maisons dans des quartiers et des ruelles
de la Médina irritent la population, en plus des dépassements
enregistrés au niveau de la modification du cachet architectural
des maisons.
Dépassement
Il y a urgence,
semble vouloir dire lex-patron de la RAM. Partant, pour hâter
le processus, il annonce la mise en place d'une commission mixte au niveau
de la préfecture de Marrakech-Médina composé de représentants
de tous les départements administratifs concernés par le
secteur touristique. Mohamed Hassad a également invité les
propriétaires des maisons dhôtes à faire preuve
de clarté et de transparence en remplissant le questionnaire qui
leur sera adressé prochainement portant sur la régularisation
de la situation des maisons d'hôtes à l'échelon local.
Parlant au nom du groupement touristique, le directeur général
de lhôtel Tikida Garden Marrakech, Jalil Benabbès-Taârji,
a réaffirmé la position favorable des professionnels du
tourisme de Marrakech quant à lexistence des maisons dhôtes
à Marrakech. Un plus pour la ville, une source demploi, un
palliatif aux situations répétitives de surbooking des traditionnelles
unités daccueil.
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