Agadir abrite une conférence internationale
sur les céphalopodes et les pélagiques
Les valeurs sures

Le Maroc pays à vocation halieutique indéniable avec près de 3.500 km de côtes et plus d'un million de km2 de zone économique exclusive (ZEE) offre en effet de réelles opportunités de partenariat

Par Rachid Sami

 

• Ghoulam Maichane.

 

La ville d'Agadir abritera du 21 au 23 octobre 2001 la conférence internationale sur les céphalopodes et les pélagiques. Placée sous le haut patronage de sa majesté le roi Mohammed VI, cette rencontre réunira un grand nombre de spécialistes, d'hommes d'affaires et de professionnels de la pêche, de la transformation et de la commercialisation. Au menu des discussions, les thèmes d’actualité concernant l’industrie halieutique.
Des thèmes comme l'état des ressources halieutiques, les nouveaux développements en matière de transformation, de qualité et de marchés, ainsi que des perspectives de coopération, d'investissement et de partenariat.

Vocation

Parallèlement aux débats, une séance de contact entre vendeurs et acheteurs des produits de la pêche sera organisée. Objectif, permettre aux entreprises intéressées de développer des liens directs avec leurs partenaires. Le Maroc pays à vocation halieutique indéniable avec près de 3.500 km de côtes et plus d'un million de km2 de zone économique exclusive (ZEE) offre en effet de réelles opportunités de partenariat dans des créneaux à grande valeur ajoutée. Notre pays est à juste titre considéré comme le plus grand producteur et exportateur des produits de la pêche en Afrique et dans le monde arabe.
Tenue sous l’égide du ministère des pêches maritimes et de la fédération des chambres des pêches maritimes, l’organisation de cette conférence internationale a été confiée à MGH (Allemagne) et Agra Europe (Grande-Bretagne). Pour amener ces deux compagnies à conjuguer leur savoir-faire et co-organiser cette rencontre internationales un jeune sahraoui marocain a joué un rôle louable et décisif au niveau de la coordination. ll s’agit de Ghoulam Maichane. Cet ingénieur en communication technique a aussi réussi à convaincre lesdites compagnies à organiser la conférence au Maroc et non pas au Chili comme c’était prévu initialement. À signaler enfin que la conférence sera suivie du salon Fish Morocco prévu du 24 au 27 octobre.


Culture bananière menacée
Les producteurs pénalisés

 

L’Association des Produ-
teurs de Bananes (ADP) a tenu son assemblée générale ordinaire à El Jadida. Les membres de l’association ont élu le nouveau bureau de l’association et renouvelé le mandat de Mohamed Elyahi, à la tête de ce dernier qui se compose de quinze membres.
Les professionnels ont analysé les problèmes du secteur et les moyens d’y remédier, à leur tête celui de la banane importée.
L’inondation du marché, estime M. Elyahi, impose la défense du secteur de cette concurrence déloyale. Au début de cette année, une grande bataille médiatique s’est enclenchée entre importateurs et producteurs. Si les premiers mettent en exergue le dumping dont ils sont victimes, les importateurs crient au protectionnisme et appellent à leur rescousse la sacro-sainte liberté de commercer instituée par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Le président du nouveau bureau a, par ailleurs, loué les efforts du gouvernement pour décrocher le droit d’appliquer l’article 19 du GATT qui permet à un pays qui prouve que sa production a été pénalisée d’augmenter les droits de douane sur le produit incriminé à hauteur de 150%. L’Association des producteurs et importateurs de banane encouragée par le gouvernement, soucieux d’apaiser les esprits et qui avait même mis sur pied un cadre légal afin de réglementer l’import, a été déserté par les importateurs à cause des conflits d’intérêts. Ces derniers, déclare M. Elyahi, ont vite fait de commander et en grandes quantités des bananes de l’étranger.
Le gouvernement pour mettre de l’ordre une fois pour toutes dans ce charivari compte, rapporte l’association, appliquer l’article 19 du GATT.
Il n’en demeure pas moins que cette mise au pas demeure insuffisante car d’autres problèmes guettent cette Filière. Le manque de structuration du secteur autour d’associations. L’isolement de chaque producteur le rend une proie facile, estime M. Elyahi. Actuellement, la Caisse nationale de crédit agricole couvre 17% des besoins en financement de la filière et les banques seulement 3%. Les 80% restants sont supportés par l’agriculteur. Pourtant, ces années de disette en eau ont plus qu’entamé les capacités de financement des agriculteurs.

Bonnes prises à Nador
L’Office national des pêches à Nador a de quoi avoir le sourire. La valeur des prises en l’an 2000 a atteint une
valeur de 103,9 millions de dirhams contre 8,5 millions de dirhams en 1999, indique un rapport de l'Office National des Pêches (ONP) à Nador. Le volume des prises a été de l’ordre de 9671 tonnes. La répartition par espèces révèle une prédominance des poissons pélagiques qui ont constitué 72% des poissons capturés avec 5631 tonnes. Pour ce qui est des captures des autres espèces durant cette même année 2000, le rapport note qu'il s'agit de 2987 tonnes de poissons blancs, 139 tonnes de céphalopodes et 914 tonnes de crustacés.


Tourisme rural
La Chambre de Commerce, d'Industries et de Services d'Agadir (CCISA) tiendra sa IVème session ordinaire au titre de l’exercice 2000-2001 le 25 octobre à Biouigra dans la province d’Aït Baha sous le thème “Le tourisme rural, outil précieux pour le développement socio-économique".
Dans une note de présentation de la session, la CCISA explicite le choix de ce thème par le souci de répondre aux orientations royales exprimées en janvier dernier lors des Assises nationales sur le tourisme. Ce choix, affirme la CCIS, répond également au souci de mettre en valeur les potentialités naturelles, civilisationnelles et culturelles que recèle la province sur la côte Aït Baha, qui comprend la réserve naturelle de Souss-Massa.


La formation, un vecteur de qualité
Le Forum de la qualité 2001 se tiendra les 22 et 23 octobre à Fès. Tel en ont décidé le ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Énergie et des mines et l'Union Marocaine pour la Qualité (UMAQ). Rentrant dans le cade de la Vème Semaine nationale de la qualité, tenue sous le thème “la formation, un impératif pour la qualité", cette édition traitera de la formation et des ressources humaines dans le cadre d’une démarche qualité. Parmi les thèmes qui devraient être abordés, on trouve la formation en tant que fondement de progrès et d'amélioration de la qualité, le management des ressources humaines et la formation et les outils de financement mis à la disposition des entreprises. Des ateliers sectoriels s’attacheront aux spécificités inhérentes à chaque activité comme l’artisanat ou la santé.

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