Ghali Sebti envisage de rentrer au Maroc
La règle et l’exception

Par Abdellah Chankou

 

• Ghali Sebti.

 

Ghali Sebti sera –t-il extradé au Maroc ? Cela devient de plus en plus incertain. Poursuivi par la justice marocaine dans le scandale des minotiers, M. Sebti a bénéficié vendredi 5 octobre de la liberté provisoire qui lui a été accordée par un tribunal de Madrid. Ghali Sebti pourrait créer la surprise en se présentant devant la justice marocaine. C’est ce qu’on laisse entendre dans son entourage. En attendant, il vit toujours en Espagne.
Le président de l’APM (Association professionnelle de la minoterie) avait pris la fuite il y a deux ans alors qu’il savait que son arrestation était imminente après l’éclatement du scandale.
Il sera arrêté le 15 juin 2001 dans le Sud-est de l’Espagne, à Malaga. Les autorités espagnoles avaient signalé à ce moment-là que l’accusé serait extradé une fois elles auront obtenu de la part de leurs homologues marocaines des informations complémentaires sur le cas Sebti.
Voilà que l’accusé bénéficie de la liberté provisoire.
Tout indique que le tribunal en charge du dossier, la Cour spéciale de justice, pose problème étant donné que cette instance est une juridiction d’exception non reconnue par la justice espagnole. Une juridiction qui avait condamné par contumace, le 24 avril 2001, Ghali Sebti, principal accusé, à 15 ans de prison ferme et les autres co-inculpés à des peines plus ou moins lourdes. Chefs d’inculpation : détournement de deniers publics et privés, abus de confiance et destruction de documents et complicité.

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