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Abderrahim
Ariri, journaliste à Al Ittihad Al Ichtiraki Rarement
un journaliste aura maîtrisé les ficelles de la vie communale
et connu les entrailles de la métropole comme Abderrahim Ariri.
Persévérance,
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Ariri, cest
le nom dune vaste terre. Et plus précisément celle
qui se trouve à cheval entre la région de Abda et de Doukkala
et que les habitants de la région surnomment Ariri en référence
à sa superficie. Si elle ne voit pas la naissance de celui qui
porte son nom, Abderrahim Ariri, elle a toutes les raisons dêtre
fière du journaliste dinvestigation quil est devenu.
Habillé modestement, il arbore une mine joviale et, derrière
ses lunettes fumées, ses yeux pétillent dintelligence.
Son accent est celui dun Casablancais pur et dur. Il nest
pas de ceux qui maquillent leur accent. Spécialisation Son entrée
dans le monde des médias, il la doit à deux professeurs
quil a rencontrés à la Faculté de Droit de
Casablanca. Le premier à lui tendre la main est feu Nadir Yata,
alors enseignant de terminologie juridique. Grâce à lui,
il foule du pied le monde de la presse en même temps quil
enjambe le seuil de la rédaction dAl Bayane durant lété
1988. Même si cest pour un stage dun mois, le jeune
étudiant est ravi. Depuis il gardera un il sur ce qui sécrit
dans les journaux. En novembre 1988, sa licence en poche, il intègre
la rédaction de Ittihad Al Ichtiraki suite à une recommandation
de son professeur Khalid Alioua. En Avril 1989, il signe avec ce quotidien.
Depuis, il na pas migré comme tant de journalistes le font. Parcours Le jeune
Ariri fera toutes ses études jusquau secondaire dans le quartier
du Bernoussi. Ses études dans une école coranique lui permettront
de gagner une année puisquil naura pas à suivre
les cours de la classe préparatoire. De son séjour à
lécole, il gardera un souvenir indélébile de
son directeur détablissement, un certain Lamghabar. Cur
en or dans un gant de fer, ce dernier a formé des générations
de Marocains et tenait à leur réussite. Je noublierai
pas cet homme. À la fin de lannée scolaire, et comme
son école enregistrait lun des meilleurs taux de réussite,
il amenait une troupe de troubadours pour fêter les vacances et
tout le monde dansait dans la cour", se remémore avec nostalgie
M. Ariri. Action En 1992,
il est élu au Conseil de Bernoussi où la Koutla a remporté
la victoire. Il déchante rapidement. Les procédures lourdes
et fastidieuses vident son action et celle de ses collègues de
leur substance. Vers la fin de 1995, il présente sa démission
qui est aussitôt refusée par le gouverneur de Bernoussi Zenata
de lépoque Mohamed Mchichi Alami, et par la section locale
de lUSFP. Jétais contre lambiance générale,
le rythme lent et le système créé par le législateur
qui ne permet pas de résoudre les problèmes rapidement.
Lélu nest pas le seul acteur, son action est plombée
par la multitude dintervenants qui ne travaillent pas au même
rythme ", déplore-t-il.
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