Najib Zerouali parle du prochain congrès du parti
" Notre parti se porte bien "

Najib Zerouali, ancien doyen de la faculté de médecine de Casablanca et actuel ministre de l’Enseignement supérieur, membre du comité exécutif du RNI, fait le point dans cet entretien sur les préparatifs du prochain congrès, le 2ème dans la vie du parti, qui se tiendra les 26, 27 et 28 octobre à Casablanca.

Propos recueillis par
Noureddine Jouhari

 

• Najib Zerouali.

 

• Maroc Hebdo International: Cela fait dix huit ans que le RNI n’a pas tenu de congrès. Est-ce normal?
- Najib Zerouali : Vous savez, notre parti a beaucoup souffert. On est allé jusqu’à fomenter la scission de 1981 pour donner naissance au PND. Puis chaque déclaration, chaque prise de position du RNI ou de son président ont été tournées contre lui… Pourtant, nous sommes un parti foncièrement démocratique. Le RNI s’est prononcé contre la dissolution de l’USFP en 1981, par exemple. Pour un certain nombre de positions, nous avons été farouchement combattus. Cela nous a contraints à reporter notre congrès. A quelque chose malheur est bon. Face à l’adversité, nous avons maintenu la cohésion interne et poursuivi notre œuvre en tant que premier parti à avoir adopté la social-démocratie et le cours des événements nous a donné raison…

• MHI : Est-ce à dire que la doctrine ne connaîtra pas de réajustements lors du prochain congrès ?
- Najib Zerouali : Certainement pas. Quoique se prononcer sur ce point est prématuré. L’enjeu du congrès c’est surtout la restructuration du parti. Comme vous le dites, cela fait dix huit ans que le RNI n’a pas tenu son congrès. Cela a forcément agi négativement sur les structures du parti. On peut même dire qu’il y a eu un certain émiettement au niveau de ses structures…

• MHI : Mais y aura-t-il rajeunissement? Le président par exemple, sera-t-il maintenu ?
- Najib Zerouali : Vous savez que le congrès est souverain. Cela dit, il faut reconnaître que le président Ahmed Osman est un rassembleur d’hommes et d’idées. Ses positions courageuses au service de la démocratie ne sont un secret pour personne. M. Osman est un grand démocrate et qui s’est engagé au service de la démocratie. Et grâce à lui et à sa sagesse, le RNI se porte bien. Notre prochain congrès démontrera cette état de choses de façon plus éclatante.

• MHI : Mais pourquoi la majorité des partis préparent leur congrès maintenant, à la veille des échéances électorales? Le RNI, par exemple, n’a-t-il pas une vie indépendante des échéances électorales ?
- Najib Zerouali : D’abord, je ne peux parler que du RNI, auquel j’appartiens depuis 1980. Aujourd'hui, et après avoir été longuement combattu, on a estimé que les conditions de la réussite du congrès sont réunies. D'ailleurs, les congrès régionaux nous ont donné raison. Nous sommes un parti vivant. Qui réagit positivement aux événements. Qui influe sur leur cours. Et qui donne ses points de vue de façon courageuse.

• MHI : A vous entendre, on pourrait dire que vous êtes membre du meilleur parti dans le meilleur des mondes… Alors que le RNI reste un parti d’appoint au gouvernement. On peut même se demander si le RNI fait de la politique…
- Najib Zerouali : Le RNI n'est pas un parti d'appoint. Grâce à sa position du 5 décembre 1997 lors de l'élection de la première chambre du parlement, il a préparé les conditions pour le passage à l'alternance. Le programme du gouvernement est puisé dans sa quasi totalité dans le programme du RNI. Le RNI est et sera incontournable . Nous avons certes des problèmes de structures, mais, loin de toutes surenchères démagogiques ou politico-politiciennes, les positions politiques du RNI sont claires et courageuses.
Nous sommes comme je l’ai dit le premier parti social-démocrate au Maroc. Et dans le cadre de notre action politique justement, nous avons donné sens à cette doctrine, au Maroc.



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