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Driss Ennahdi,
ambassadeur du Roi à Dakar, mobilise la communauté Par Bachir Thiam
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Combien
sont-ils? Depuis combien de temps vivent-ils au Sénégal,
et dans quelles conditions? Pourquoi le choix du Sénégal?
Quels rapports entretiennent-ils avec leur pays dorigine? Les Marocains
du Sénégal et dailleurs, du reste comme toutes les
communautés expatriées, répondent parfaitement à
ce genre dinterrogations. Et à dautres, tant toutes
les contrées dimmigration semblent si lointaines du pays
dorigine. Et dans la plupart des cas -a priori- tout les sépare.
La culture, la langue, les us et coutumes, et par nature, la géographie.
Bonne
conscience Au Sénégal,
en plus du millier de Maroco-Sénégalais et/ou de Sénégalo-Marocains,
cest-à-dire des Marocains naturalisés ou ayant la
double nationalité, y vit un autre millier de ressortissants marocains
dont 400 étudiants, tous sous la bienveillance de lambassadeur
de Sa Majesté, Driss Ennahdi. Un diplomate de carrière,
rompu aux astuces protocolaires pour avoir, pendant très longtemps,
occupé le poste de responsable du service de la Communication au
ministère des Affaires Étrangères. Preuve sil
en est, son réseau de relations dans les plus hautes sphères
du pays, dans les milieux daffaires les plus influents. Ses audiences
avec les différents locataires du Palais de la République
ne se comptent plus. Il nest en poste à Dakar que depuis
seulement un peu plus de quatre ans. On dit que sa bienséance très
pointue a permis de raffermir certaines relations de partenariat entre
hommes daffaires des deux côtés. On cite Babacar Kébé,
Président-directeur général de Holding Kébé,
pour son partenariat avec Wafabank, on parle de linstallation de
beaucoup dhommes daffaires marocains au Sénégal
par ses soins
Sa disponibilité, son tact, sa générosité,
son sens de lorganisation à loccasion de la visite
officielle au Sénégal des 22 et 23 mai 2001 de SM le Roi
Mohammed VI, auront servi la centaine de journalistes et autres officiels
ayant fait le voyage. Tout était réglé à lavance
comme du papier musique. Lhébergement, les loisirs, les rendez-vous.
Tout, presque rien na manqué aux hôtes de Son Excellence,
comme aimaient à nous désigner certains confrères
sénégalais. Cest à peine si on ne disait pas
de lambassadeur de Sa Majesté que ce voyage est le tournant
de sa carrière. Mais les
liens avec la terre sont indéfectibles. À cette occasion-là,
même ceux qui avaient des problèmes de régularisation
avec le service consulaire de lambassade du Maroc, pour létablissement
de la carte consulaire ou le renouvellement de leur passeport, une centaine,
ont tenu à faire partie de la fête, en sollicitant les services
de lambassade. Cest normal. La rencontre avec la communauté
marocaine établie au Sénégal figurait en bonne place
dans le programme de la visite de Sa Majesté. Lautre temps
fort de cette visite, convenons-en. Le Palais de la République
sénégalaise sest avéré petit pour contenir
tous ces Marocains, Maroco-Sénégalais et Sénégalo-Marocains
qui ont pris dassaut les grilles du palais, des heures avant laudience.
Une centaine seulement ont eu la chance de partager ce désormais
haut lieu du nouveau symbol des relations maroco-sénégalaises.
Cette salle même où la veille, Sa Majesté avait offert
un dîner à la délégation qui laccompagnait
et à ses hôtes sénégalais. Pourtant, leurs
you-you, comme pour marquer leur appartenace culturelle à lapparition
dans la salle de SM Mohammed VI en compagnie de la Princesse Lalla Hasna,
avaient suffi à faire monter l'émotion. Une émotion
grosse comme ça sétait saisie de tout le monde. Des
moments de gaité sur fond de profonde nostalgie. M. Dioury, comme
on lappelle là-bas, était présent. Mohamed
Dioury est pourtant un Sénégalais bon teint. Il a occupé
de hautes fonctions étatiques. Ancien directeur général
des Impôts et Domaines du Sénégal, ce natif de Saint-Louis
du Sénégal, tout comme lautre Sénégalais,
non moins Vice-président de lAssociation des ressortissants
marocains au Sénégal, professeur dinformatique, Mohamed
Farsy, ont tenu, comme tous les autres Marocains ou Marocains naturalisés
ou encore Marocains nés de couples mixtes à partager ces
moments historiques. |