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La consommation
du narguilé en passe de devenir Les ventres
des narguilés glougloutent au rythme des aspirations des fumeurs.
Lodeur du tabac doux relevé dune pointe de miel ou
de pomme embaume Par Naïma Bouâchrine
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Cela se
passe dans un café sur l'Avenue des Forces armées royales
à Casablanca. Deux filles bon chic bon genre sintroduisent
dans le café et demandent au serveur, avant de sattabler,
selles peuvent consommer le narguilé (shîsha) dans
cet établissement. Le serveur regrette de ne pouvoir répondre
à leur désir, mais sempresse de leur donner le nom
de quatre cafés en ville qui offrent ce genre de service. Les jeunes
filles sen vont à la recherche de ce lieu. Profitant de cet
engouement pour la pipe orientale nommée «lappareil
élégant» par Balzac, plusieurs propriétaires
de café affichent cette consommation dans leur menu. Aspiration Fumer le
narguilé est particulier à lEgypte et aux pays du
Moyen-Orient. Le narguilé était et reste un symbole de convivialité
dans les groupes de femmes entourées de leurs enfants avec les
nuages de fumée autour et les gargouillements des bulles que provoque
laspiration dans leau. Engouement Pour Ilham,
une autre jeune fille qui fréquente un petit café situé
en plein Maârif: «Le narguilé me donne à rêver,
on est une société arabo-musulmane, une femme qui fume des
cigarettes et consomme de lalcool est mal vue, alors que fumer le
narguilé est plus toléré. Dans les sociétés
égyptienne et moyen-orientale, on fume le narguilé en famille,
donc pourquoi pas chez nous?". Mode Au Maroc,
ce sont aussi les filles qui sont derrière la prolifération
de la consommation de la shîsha. Moins fort que la cigarette, le
tabamel utilisé dans la shîsha est un mélange de tabac
et de mélasse ou de miel, auquel on ajoute aujourdhui de
la glycérine et diverses essences, comme la pomme et la fraise,
la menthe, la rose ou labricot. Cette variété de parfums
attire la jeunesse. Pourtant les vrais fumeurs de la shîsha, les
vrais puristes, préfèrent la shîsha au miel.
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