SM le Roi Mohammed VI condamne les attaques israéliennes
Au nom d’Al Qods

Par Abdellatif El Azizi

 

La brèche opérée dans le parapluie américain par les déclarations de Colin Powel a ébranlé le cabinet d'Ariel Sharon qui a tenté jusqu’au dernier moment de sauver la face. La ligne rouge avait été franchie par Israël après avoir pénétré dans une zone de la bande de Gaza qui est juridiquement sous contrôle palestinien total. L'armée s'est retirée mardi soir de Beit Hanoun sous la pression de Washington qui avait jugé “excessive et disproportionnée" l'incursion militaire israélienne à Gaza en riposte à des tirs de mortier.
L’escalade opérée par Sharon a ainsi soulevé l’indignation de la communauté internationale. En tant que Président du Comité Al Qods, SM le Roi Mohammed VI a condamné fermement les agressions israéliennes contre les Lieux Saints à Al Qods.

Rumeurs

Le Souverain a lancé un appel à la communauté internationale et aux Nations unies pour qu’ils assument “leurs responsabilités dans l’application des résolutions onusiennes relatives à la protection des civils et des Lieux Saints, et mettre un terme aux agressions israéliennes qui font peser la menace d’une recrudescence de la violence et de la tension dans la région, mettant en danger la sécurité et la paix internationales."
Le communiqué de la présidence d’Al Qods qui condamne avec force l’arbitraire israélien traduit une grande colère et une exaspération poussée face “à la recrudescence des actes de violence, l’usage inique et injustifié de la force par les forces d’occupation israéliennes contre les Palestiniens désarmés, les provocations et les menaces proférées par le chef du gouvernement israélien en vue de s’attaquer aux Lieux Saints d’Al Qods Acharif et d’autoriser les extrémistes à pénétrer dans l’esplanade de la Mosquée, en violation de toutes les valeurs religieuses et des conventions et coutumes internationales". Quelques jours auparavant, le Maroc avait par le biais de son ministère des Affaires étrangères et de la Coopération condamné le raid israélien mené contre le Liban et les Forces syriennes dans la Bekaâ considérant que cette agression israélienne est un recul dangereux dans le processus de paix dans la région, susceptible d’entraîner une recrudescence de la violence et d’aggraver les tensions au Proche-Orient. Si à Washington les Etats-Unis voulaient que le monde entier sache qu'Israël avait franchi une ligne rouge, sur le terrain, le retrait de Tsahal n'a pas ramené le calme.
À Gaza, au total onze Palestiniens ont été blessés depuis mardi soir. Et l’armée a détruit aux obus de char et au bulldozer un poste-frontière de la police palestinienne près de Rafah. Sharon l’exterminateur a de beaux jours devant lui malgré les rumeurs savamment distillées par le département américain sur “l'intention de l'administration Bush de retirer les soldats américains de maintien de la paix du Sinaï, une décision qui entrerait dans le cadre d'un plan visant à réduire la présence militaire américaine à l'étranger". Tout simplement parce que le boucher de Sabra et Chatilla n’a pas encore eu ce qu’il voulait: un État palestinien coincé sur moins de 50% de la Cisjordanie désarmé et sans contrôle sur les ressources en eau.

 

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