|
Guerre ouverte contre les scorpions Serial killers La guerre anti-scorpion va démarrer le 2 mai 2001. A linitiative du centre anti-poison du Maroc (CAPM) qui livre des données intéressantes sur la question. Les chiffres donnent froid dans le dos. Les piqûres de scorpion tuent chaque année en moyenne plus de 500 personnes au Maroc, dont une majorité denfants.
|
|
|
|
Symbole
de sous-développement", daprès les mots mêmes
du ministre de la Santé, Thami El Khiary, les 300 000 piqûres
de scorpions enregistrées chaque année représentent
la première cause d'empoisonnement, devançant de loin les
intoxications alimentaires ou autres. Ni incision, ni garrot Le premier
geste en cas de piqûre consiste à mettre, si possible, de
la glace près de la plaie pour ralentir la diffusion du venin.
Grâce à des seringues spéciales, il est possible de
retirer une partie du venin injecté. Lintervention du corps
médical, dans la demi-heure qui suit, est indispensable. Cest
lunique alternative pour empêcher une diffusion mortelle du
venin. Mais trop souvent léloignement et lignorance
conduisent à une mort certaine. Certaines pratiques utilisées
au Maroc ne vont quaccélérer la mort. Il sagit
entre autres de l'incision ou la scarification de la piqûre avec
le risque d'élargissement de la zone de diffusion du venin, la
pose d'un garrot qui conduit à la nécrose ou l'utilisation
du henné. Prévention Des chercheurs
américains de lUniversité du Nevada et de Las Vegas
sont arrivés à la conclusion que son métabolisme
était particulièrement économe. Brûlant quatre
fois moins dénergie que les araignées ou des insectes
de la même taille, les scorpions consomment en revanche beaucoup
dénergie pour se reproduire, affirment les chercheurs américains
dans le Journal of Experimental Biology. |