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Rapport annuel de lOrganisation internationale du contrôle des stupéfiants Le Maroc maillon de la filière Le Maroc
figure encore et "en bonne place" dans le palmarès Par Rachid Sami
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Le dernier
rapport rédigé conjointement par lOrganisation mondiale
des douanes, lorganisation internationale du contrôle des
stupéfiants (OICS) et Interpol estime que 70 à 80 % de la
résine de cannabis sont saisis en Europe, la moitié provient
du Maroc Tout en saluant les efforts louables déployés par
le Maroc au niveau de la détection, la répression et le
renforcement du contrôle douanier, les auteurs du rapport prétendent
que notre pays reste néanmoins " une source majeure de résine
de cannabis destinée à lEurope occidentale ".
Solutions économiques Pino Arlacchi a précisé pour sa part que les opérations coup de poing et de destruction des plantations ont montré leurs limites, en Europe. Les tentatives dimperméabilisation des frontières nont pas donné de résultats. On dit généralement que seules 10% des quantités de drogues qui traversent les frontières sont saisies, ce sont des estimations internationales. M. Arlacchi a rendu hommage à la démarche du Maroc à travers l'Agence du nord, qui entend mettre en place non seulement un programme d'éradication du cannabis, mais aussi la recherche de solutions économiques. Toutefois, le rapport annuel de lOICS naccable pas pour autant le Maroc, prenant sans doute en ligne de compte les saisies effectuées par ladministration de la douane marocaine. Elles sont passées de 44 tonnes en 1999 à 102, en lan 2000, soit une variation de 130 %. La mise en place dune brigade spécialisée en matière de lutte contre les stupéfiants dans la région du Nord a été pour beaucoup dans lefficacité et le succès des opérations de saisies de drogue effectuées au Maroc. Complicité A en croire
les chiffres du rapport, le Maroc figure encore et " en bonne place
" dans le palmarès des pays producteurs de cannabis. Depuis
des années, les rapports internationaux se succèdent périodiquement
selon la même mouture à quelques détails près,
leurs auteurs montrent du doigt le Maroc sans pour autant dénoncer
la complicité et lhypocrisie des pays européens principaux
consommateurs et " importateurs " de dogue, devenus au fil du
temps, le deuxième marché économique à léchelle
planétaire après le trafic darmes, damant même
le pion pétrole. Un énorme enjeu économique dont
les bénéficiaires se ne sont autres que les multinationales
du crime implantées en Europe et ailleurs. Le Maroc est souvent
mis à lindex mais ce sont les organisations mafieuses internationales
qui tirent les ficelles et engrangent des montagnes de dollars de ce marché
dont la courbe dévolution va crescendo quels que soient les
caprices de la Bourse et les crises sociales et économiques dans
le monde. Les planteurs de kif dans les versants Nord et Sud des montagnes
du Rif et principalement dans la région de Ketama, véritable
noyau dur de cette dagriculture, ne tirent pour leur compte que
des miettes de ce trafic. Les barons locaux basés à Mellilia,
Sebta, Tétouan et Tanger et dont la structure dorganisation
est quasiment identique à celle des Mafias opérant sous
dautres cieux, encaissent, quant à eux, de substantielles
recettes mais pas aussi colossales que les cartels de la drogue basés
à létranger qui une fois en possession de la drogue,
lécoulent au prix fort, 10 fois supérieur à
celui pratiqué à la source. Lutte En matière
de lutte contre ce trafic, le Maroc déploie depuis ces dernières
années des " efforts louables " comme le note le rapport
qui omet de rappeler que le Royaume a engagé une lutte sans merci
contre les trafiquants de drogue. Mais le Maroc à lui seul parviendra-t-il
à venir à bout du trafic et à planter du maïs
à la place du Kif ? Assurément non sauf bien sûr si
les pays membres de lunion européenne daignent mettre la
main dans la poche pour honorer les engagements quils ont pris en
matière daide au développement et à la promotion
des provinces du Nord car le mal ne touche pas seulement notre pays mais
étend ses tentacules à cette Union européenne qui
ne cesse de nous accuser alors que bon nombre des pays qui la composent
ont opté depuis belle lurette pour la dépénalisation
de la consommation du cannabis, Pays-Bas en tête, alors que dautres
leur emboîtent le pas comme la Belgique, LItalie, LEspagne
et la grande Bretagne. La tendance vers la dépénalisation
de la consommation du cannabis va crescendo en Europe où lon
assiste à débat des plus controversés.
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