|
Deux photos,
une seule personne. Un nourrisson de 17 mois. Dans lune, H.F est
vif, souriant. Un bébé normal. Dans lautre, prise
quelque temps plus tard, H.F est méconnaissable. On dirait un autre.
Tellement il est chétif et recroquevillé sur lui-même.
La différence saute aux yeux. Déconcertant. Quest
ce qui a pu arriver à ce garçonnet pour être dans
cet état ?
H. F. était en bonne santé jusquau jour où
il a subi une injection du vaccin contre lhépatite virale
B, un vaccin recommandé pour prévenir la survenue de maladies
graves comme les hépatites aiguës fulminantes, les cirrhoses
et les cancers. H.F a fait son vaccin le 5 février 2000 et un mois
auparavant une vaccination anti-haemophilus.
Troubles
En dehors
de ces deux injections, le bébé navait pas dantécédents
familiaux ou personnels. Mais deux jours après avoir reçu
le vaccin anti-hépatite B, le petit H.F âgé alors
de 19 mois tombe gravement malade. Il a fallu lhospitaliser durgence
à lhôpital denfants à Casablanca. Le diagnostic
du médecin traitant est alarmant.
Le malade, placé immédiatement sous respiration artificielle,
souffre dune tétraplégie dinstallation brutale,
aggravée de troubles respiratoires. Létat de santé
du patient ne saméliore guère malgré le traitement
qui lui a été administré. Pis, dautres problèmes
surgissent, notamment des troubles de la déglutition, alors que
les fonctions rénale et hépatique sont normales. Absence
damélioration clinique donc, et apparition de suscroît
de complications neurovégétatives.
Ces complications ont été traitées deux fois par
des cures dimmunoglobulines. Résultat: une légère
amélioration neurologique. Pour le médecin traitant (centre
hospitalier Ibn Rochd de Casablanca), H. F. pourrait être atteint
du syndrome Guillain-Barré sévère, probablement post-vaccinal.
Ce qui laisserait croire que le vaccin anti-hépatite B est en cause.
Extrêmement grave.
Justice
La famille
de lenfant est dautant plus inquiète que leur fils,
âgé aujourdhui de trois ans, ne peut pas marcher. Il
est paralysé. Ne pouvant bouger ni ses membres supérieurs
ni ses membres inférieurs. Incapable de supporter longtemps les
frais dhospitalisation, le père, un cadre moyen, sest
avisé de ramener H. F. à la maison. Ce nest pas la
solution, puisque aucune amélioration na été
constatée depuis. Bien au contraire. La situation de H. F., qui
ne quitte pas son lit, empire de jour en jour. Peut-être que H.
F. a une chance dêtre sauvé. Mais la famille nen
a pas les moyens financiers.
En dernier recours, la famille du patient veut connaître la vérité,
savoir ce qui a ruiné la santé de leur petit. Cest
ainsi que le
père dépose, le 4 avril 2000, une plainte auprès
du procureur près la cour dappel de Casablanca. Laffaire
est toujours entre les mains de la police judiciaire de Derb Soltane-Fida.
La procédure, qui a déjà traîné, risque
de senliser davantage. Plus le temps passe, plus les jours de lenfant
sont en danger.
Le vaccin contre lhépatite B traîne une mauvaise réputation.
Na-t-il pas soulevé il y a quelques années une grande
polémique en France? Bernard Kouchner, alors secrétaire
dÉtat à la Santé, avait suspendu les campagnes
de vaccination contre ce virus. Motif : beaucoup de victimes se sont plaintes
de cette vaccination, elle avait entraîné chez elles une
maladie du système nerveux, notamment de sclérose en plaques
(SEP), celle-la même dont souffre peut-être le petit H. F.
Cause
à effet
Une maladie
dangereuse, invalidante et difficile à guérir. Ce qui ne
fait que renforcer les soupçons qui pèsent sur un tel vaccin.
Cela dit, la décision du ministre français sappuyait-
elle sur des données scientifiquement fiables ? En tout cas, cette
affaire a déchiré toute la France, entre défenseurs
et détracteurs du vaccin anti-hépatite B. Nombre de victimes
ont même saisi la justice, qui a examiné la responsabilité
du vaccin dans une sclérose en plaques. Un autre malade poursuit
devant le tribunal de Paris le laboratoire SmithKline-Becham, fabriquant
du vaccin en question. Les expertises scientifiques prolifèrent,
qui incriminent cette injection. Sans jamais démontrer de manière
précise le lien de causalité entre ces troubles et le vaccin.
Par ailleurs, nombre détudes scientifiques réalisées
en France et en Angleterre ont montré le caractère néfaste
du vaccin contre lhépatite B chez les adultes qui, après
injection, souffrent de troubles neurologiques conduisant à la
sclérose en plaques. Il faut dire aussi que beaucoup dargent
est en jeu. Des intérêts colossaux.
Doù les conclusions mi-figue, mi-raisin de la communauté
scientifique. Le petit H.F, qui risque la paralysie à vie, est-il
victime du vaccin anti-hépatite B ? Une chose est sûre :
ce vaccin, pour avoir fait lobjet dune grosse controverse
à létranger, nest pas tout à fait sain.
Il est urgent de se prémunir.
|