Les fêtes de fin d’année chez nous
NOËL ET HARIRA

 

Sans aucune espèce de référence religieuse, Noël est beaucoup plus une occasion de faire ripaille et d’offrir des cadeaux aux enfants . Pour les gens de la haute, la Noël remplace aisément cette fête qui leur semble un peu barbare qu’est l’Achoura.

 

Par Abdellatif EL AZIZI

 

• Chacun fête son Noël comme il l’entend.

 

Hamid est un rigolo. Chaque année à la même époque, il troque son jean et son blouson de cuir contre une belle tunique rouge avec barbe et bâton de rigueur. Pour une semaine, il va se mettre dans la peau du père Noël . C’est un business qu’il monte avec un compère photographe. Il perpétue sans le savoir la tradition du personnage débonnaire qui consigne le nom des enfants sages et dont le télescope permet de les repérer de son observatoire du Pôle Nord. Le métier est facile : le masque et la barbe blanche garantissant l’anonymat, il suffit de squatter les grandes artères du centre ville pour attirer les petits enfants et les ploucs ravis de se payer une photo souvenir avec le père Noël quand ce n’est pas des touristes étonnés de cet anachronisme frappant.
Ça , c’est la version prolo de la fête ; Quant à la cérémonie elle même , elle a beaucoup plus d’adeptes dans les quartiers huppés de la ville . Signe des temps, à l’approche du 25 décembre , les sapins de Noël font leur apparition dans les marchés des quartiers chics . Il n'est guère possible de faire la fête sans l'arbre de Noël qui en est la manifestation la plus évidente et la plus visible. Selon la tradition, la signification de l'arbre de Noël remonte aux origines. Conifère toujours vert alors que les autres arbres sont dépouillés de leur feuillage, le sapin a une connotation d’éternité .
Dans les chansons des troubadours du Moyen Age, il évoquait l'arbre du Paradis perdu par la faute d'Adam . Pas de Noël non plus sans la traditionnelle bûche. Transformée en pâtisserie, la fameuse bûche a pourtant une histoire . Avant l'apparition du gaz et de l'électricité comme moyen de chauffage, le seul combustible utilisé était le bois .

Transformation

Aussi la bûche de sapin en vint-elle naturellement à symboliser à la fois le feu qui dispense la chaleur dans les foyers et dans les cœurs. La nuit de Noël, on l'apportait donc en grande cérémonie dans la maison pour la déposer dans l'âtre. Le feu qui brûle dans l’âtre symbolise alors " la naissance dans le coeur des hommes " .
De ce côté ci de la Méditerranée , sans aucune espèce de référence religieuse, la Noël est beaucoup plus une occasion de faire ripaille et d’offrir des cadeaux aux enfants . Pour les gens de la haute, la Noël remplace aisément cette fête qui leur semble un peu barbare qu’est l’Achour. Les familles dont la progéniture étudie dans les missions étrangères sont déjà bien préparées puisque les enfants sont invités à fêter la Noël avant le départ en vacances . Pour les parents, c’est l’occasion de danser, rire, fêter, boire, manger, en un mot faire ripaille . Pour cette année l’alcool sera absent puisque la Noël coïncide avec le ramadan mais ce n’est que partie remise puisque le jour de l’an, lui aura lieu après la
fin du mois sacré , ce qui promet un jour de l’an bien arrosé pour les amateurs de la bouteille.


Des vêtements fabriqués au Maroc interceptés dans le port du Havre
LA CONTREFAÇON CONTRARIÉE

 

• Pantalons marocains saisis au Havre.

 

Ce sont plus de 28.000 pantalons et 840 blousons imitant la célèbre marque Levi's qui ont été saisis le 23 novembre par les douaniers du port du Havre en France. Le bateau qui faisait escale en France était en partance pour le Burkina-Faso. C’était la destination finale du conteneur en provenance du Maroc qui contenait les vêtements contrefaits.
La découverte est intervenue lorsque les douaniers ont ouvert le conteneur. La société Levi Strauss a été contactée par les douaniers pour constater la contrefaçon. Il s'agit de la plus importante saisie de ce type de produits en Europe en 2000.
Selon la douane, le stock qui a été repéré grâce au scanner au rayon X spécifique des douaniers, est estimé à 13,36 millions de francs français (1FF=1,5Dh). Mais, il n’est pas exclu que l’interception de la marchandise ne soit pas due au hasard. En effet, il y a près de trois ans que les griffes de luxe ont pris au sérieux la contrefaçon. De nombreuses mesures ont été prises dans ce sens. Cela va du contrôle tous azimuts des marchandises provenant des pays du tiers monde à des procès retentissants faits à des sociétés opérant dans le secteur.
De ce côté- ci de la Méditerranée, les ateliers de confection qui travaillent dans la clandestinité font vivre des milliers de personnes. Comme la mise à niveau du secteur n’est pas pour demain, la répression qui s’abat sur le “made in Morocco’’ risque de mettre sur le carreau un secteur vital pour l’économie du pays.
A. E. A.

 

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