Festival de Fès des musiques sacrées du monde

LA JOIE DE VIVRE

Par Taïeb CHADI

 

Mohamed Kebbaj

 

Vendredi, 25 juin, Fès était parée de ses plus beaux atours. Cette ville millénaire avait rendez-vous ce jour-là avec la soirée d’ouverture de la 6e édition de son festival annuel des musiques sacrées du monde qu'organise l'association " Fes-Saiss " du 23 juin au 1er juillet sur le thème "Dialogue des civilisations ". La place historique de Bab Al Makina avait accueilli SAR la princesse Lalla Hasna et quelque 5000 personnes venues de tous les pays du monde.
Le ton de ce festival a été bien donné par un récital de chant de Wilheminia Fernandez accompagnée au piano par Bruno Fontaine. Le public venu nombreux voir et écouter cette cantatrice américaine a pu apprécier l'une des plus belles voix lyriques de ces dernières annés. En deuxième partie de ce concert fin, la soliste Karima Skalli et le luthiste Saïd Chraïbi ont interprété de belles partitions de musique et de chant eurythmiques. À leur tour, la Grecque Angélique Ionatos et l’Iranien Khalife Mirza Ghowsi ont offert dimanche un spectacle fort en émotion.
Découvertes
Comme c’était le cas dans les précédentes éditions, le festival se démarque encore une fois cette année par sa grande diversité. Cela dit, il y a certaines personnalités artistiques qui sont particulièrement connues et célèbres sur l'échelle internationale. Donc, ils étaient très attendus. Comme l’Américaine Wilheminia Fernandez, le Belge José Van Dam ou la Grecque Angélique lonatos. À côté de ces stars, le public a pu découvrir des Ialents moins médiatisés qui se sont souvent avérés de belles découvertes. On cite les Franco-marocains de l’Ensemble de Sama’ al Assala et l’Ensemble Organum, l’Algérienne Houria Aïchi, les Marocains Abderrahmane Kazzoul et Takht Attourat.
Des manifestations culturelles et artistiques ont été organisées dans la ville parallèlement au festival des musiques sacrées du monde par les associations, centres culturels et municipalités.
Ces rencontres, les premières du genre, ont été entamées par une procession des troupes des Gnaoua et Aissaoua vendredi, allant du musée Batha vers les quartiers de la médina et de la ville nouvelle. L'orchestre américain One World Music se produira sur les places Florence et Boujloud. Des animations de rues ont eu lieu sur des espaces historiques de la médina et les terrasses de café, notamment à Bab Boujloud, Batha, Nejjarrine, Chemmaïne, El Kattanine, Kissariat Attarine, Achchabine, Seffarine et en ville nouvelle aux places Mohammed V, Florence, avenues Hassan II, Slaoui et à l'entrée du jardin. Un concert Malhoun a été donné samedi à la place Nejjarine.
Communication
Le but d’ailleurs de ce festival, comme aime bien le rappeler à chaque fois son président Mohamed Kabbaj, est de communiquer la culture millénaire et l'image authentique de la ville de Fes, et au travers, celle le Maroc. Il estime que ce festival est un excellent outil de communication qui a d’ailleurs généré des retombées non seulement sur la ville de Fes, perçue comme un carrefour de culture et d'esprit, mais aussi sur tout le Maroc avec toutes ses spécificités.

 

Retour